Orvin

                                              

Orvin – un brin d’histoire

Le vallon d’Orvin était traversé, à l’époque romaine, par la Vy d’Etraz, passant par la colline entre les deux ruisseaux. De cette époque datent probablement les lieux-dits : le Crêt de Sur Neu Châtel et le Château des Ruines, lieux d’anciens « castellum » ou endroits fortifiés.

Mais la première mention d’Orvin remonte au 19 mars 866, dans le diplôme de confirmation de diverses terres au monastère de Moutier-Grandval par le roi Lothaire II de Lorraine. Le nom de cette chapelle d’Ulvinc nous livre son sens : « chez les descendants d’Ulf » ; c’est-à-dire que le vallon avait été attribué, lors de la migration des peuples germaniques, à un chef du nom de « Ulf = loup ». Ce nom d’Ulvinc évolua, au cours des siècles, par Urvin à Orvin en français, par Ulvingen à Illfingen en allemand. A cette explication étymologique, les anciennes gens d’Orvin préfèrent une explication par leur patois : c’est la légende d’Orvin figurée dans les armoiries de la commune, déjà sculptée au 18ème siècle sur les fonds baptismaux de l’église d’Orvin. Rappelons-la brièvement : un chasseur se trouva nez-à-nez avec un ours qu’il traquait dans la Roche.

Loin de s’enfuir, il fit face et s’écria :

Or, vin ! (soit, en patois : Ours, viens !). Puis il enfonça son épieu dans le corps de l’animal.

Loin de la légende, le village d’Orvin, seigneurie comprenant la commune actuelle uniquement, passa, avec la Prévôté de Moutier-Grandval, sous la souveraineté du Prince-Evêque de Bâle, par la donation du roi Rodolphe III de Bourgogne (début du 11ème siècle). Partie intégrante de cette principauté du Saint-Empire, la seigneurie d’Orvin – qui eut un temps ses barons particuliers – était régie par les lois de son Rôle de 1382, révisé en 1643. Le Prince y exerçait son pouvoir par son haut-officier pour la ville de Bienne et les seigneuries d’Orvin et de Diesse. La vie, les événements, la population d’Orvin aux époques lointaines, sont relevés dans les ouvrages mentionnés dans la bibliographie. Notons cependant le sort tragique que connut le village par 3 incendies en 1724, 1754 et 1801 (le plus destructeur : 65 maisons ravagées par le feu !). En 1798, Orvin fut rattaché à la France, puis, par décision du Congrès de Vienne en 1815 à la Suisse, comme partie du canton de Berne. L’année 1853 vit la séparation des communes municipale et bourgeoise, séparation de biens avant tout, mais théorique quant au pouvoir pratique. Car en fait, jusqu’au début du 20ème siècle, la municipalité, fort pauvre, dépendait de la bourgeoisie, riche de ses fermes, pâturages et forêts.

L’apparition du chemin-de-fer fut au désavantage d’Orvin, les routes se trouvant délaissées par les autorités centrales. Le village vécut ainsi, replié sur lui-même, dans son isolement géographique, jusque vers les années 1950. Dès lors, par l’augmentation du trafic automobile et l’amélioration des routes, le village se développa à un rythme rapide (augmentation de la population de 1900 – 1950 : 2,5 %, de 1950 – 1970 : 32,5 %).

 

L’implantation de l’industrie – tentée déjà en 1910 par les frères Aufranc – s’est vraiment marquée par la construction d’une succursale de la fabrique Schäublin en 1954, la fondation de l’entreprise Léchot dès 1961 et l’ouverture de nombreux ateliers. La transformation du village paysan d’antan se marque aussi par la construction d’une nouvelle école en 1963, d’une école enfantine en 1973, la prise d’eau souterraine à Jorat en 1967, du foyer Les Roches en 1991.

l ne faut pas oublier le développement spectaculaire du lieu de détente privilégié des Biennois et Soleurois : les Prés-d’Orvin. 181 chalets en 1950, 332 en 1975, 339 en 1998. Début 1999, la commune devient l’actionnaire principal de la société Téléskis SA Les Prés-d’Orvin.

 Situation géographique de la chaîne

 Le vallon d’Orvin est limité au nord par la fin de la chaîne du Chasseral, à l’est par la montagne de Boujean, au sud par la chaîne du Lac et à l’ouest par le Mont-Sujet. Il est parcouru par les ruisseaux de l’Orvine et son affluent de droite, la Jore ; l’Orvine se jette dans la Suze à Frinvillier. Prolongé à l’est par le vallon de Vauffelin, il communique à l’ouest par le défilé du Jorat avec le plateau de Diesse.

 

 

 

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